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De La Belle Endormie à la Suisse Auvergnate,
 faites un bond dans l’histoire avec notre gamme de savons
inspirée du Thermalisme et de La Belle Epoque.

          Les Belles de Savon,

C’est avant tout une histoire inspirée de l’Histoire avec un grand H. Une aventure créative et olfactive qui a débutée par un coup de cœur pour Châteauneuf Les Bains, une petite ville thermale tombée dans l’oubli.

D’abord sa nature sauvage qui vous envoûte, sa Sioule sinueuse qui vous dicte mille et un détours puis ses hameaux disséminés au gré des méandres qui s’alanguissent sur de larges berges accueillantes.

En fouillant dans son passé, on découvre des images, des lieux, des personnalités et une apogée incontestée de la station à La Belle Epoque (1880-1910).

Ainsi, le Châteauneuf d’aujourd’hui, sous ses allures désuètes reprend ses lettres de noblesse de Suisse Auvergnate pour vous faire revivre la grande époque du thermalisme et l’essor des premiers chemins de fer .
Ses pensions de famille animées et ses beaux hôtels reprennent vie, les boutiques s’ouvrent, les curistes reviennent peupler les allées ombragées de l’arboretum et prendre les eaux dans un écrin de verdure à nul autre pareil.
Peu à peu, le village se peuple de personnages singuliers et l’envie nous vient de traduire ces univers particuliers en savons, car quoi de mieux pour exalter les bienfaits d’une eau merveilleuse et thérapeutique

que quelques bulles d’un savon tendre
et respectueux alliées aux propriétés d’une poignée d’huiles essentielles aux parfums évocateurs ?

C’est ainsi que naissent des savons de grande qualité entièrement façonnés à la main, saponifiés à la savonnerie, selon la technique ancestrale de saponification à froid. Là, on choisit des huiles pour leurs propriétés émollientes, hydratantes ou nourrissantes, ici on s’ingénie à marier les senteurs pour obtenir la synergie idéale qui vous transportera dans le temps.

Tout un travail de recherche s’élabore sur les différents laits à sélectionner pour obtenir la texture onctueuse qui prendra soin des peaux les plus exigeantes et les plus fragiles. 

On calcule les justes proportions pour un crémeux inégalé, on privilégie les ingrédients authentiques pour obtenir une glycérine soyeuse et bienfaisante, on s’attarde sur des détails comme le dosage exact des argiles pour des couleurs délicates.
On pèse, on soupèse, on pèse à nouveau, on vérifie les quantités au gramme près, on mélange avec énergie puis on laisse le temps au temps, pour un savon qui va sécher doucement, en 6 à 8 semaines, à l’abri de la lumière et révéler le meilleur de lui-même lors de votre brin de toilette.
Et chaque savon vous ramène à Châteauneuf, par le biais d’un personnage ayant pu évoluer dans ses rues, ses jardins, ses boutiques ou ses officines.

Plongez dans l'histoire des Belles de Savon...

Vous croisez ici une Belle Elégante, Séraphine, qui prend le frais après les soins, à l’ombre d’un grand cèdre en sirotant un thé Earl Grey agrémenté de citron. Elle somnole, bercée par les notes douces et sucrées du rhododendron sur une chaise longue de rotin.

Mais voici que le cri de Marcel l’Ouvrier, encore couvert de charbon au sortir de la mine la réveille en sursaut, il hèle de sa voix goguenarde, Lucien, le Jardinier qui pousse sa brouette chargée de fleurs et de légumes. Tout deux ont les mains calleuses des hommes qui travaillent au dehors et façonnent âprement la terre pour en extraire les fruits. La vie est tour à tour douce et rude et marque les visages de sillons irréparables. Un rayon de soleil se glisse dans leurs cheveux emmêlés et accompagne leurs profils taillés au couteau. L’odeur du romarin et de la menthe fraîche, mêlée à celle de la terre et de la poussière, arrive aux narines d’Ambroise, l’Homme de Lettres, qui termine de dicter sa correspondance à son secrétaire. 

Par la fenêtre entrouverte du bureau, on devine les rayonnages de livres reliés de cuir, les fauteuils accueillants dans la pénombre du salon et le parfum raffiné du propriétaire des lieux dont la chemise amidonnée dégage une chaleureuse odeur de vétiver et de bois de Hô.
La lettre sera portée de suite et remise en mains propres à Théophile, l’apothicaire. Les estivants commencent à arriver et la vallée s’active pour de bon.

Les prescriptions doivent être à jour dans les officines et les commandes bien anticipées pour achalander les échoppes. Tout le monde s’affaire et l’apothicaire déplace les fioles d’où s’échappent des vapeurs de menthol et de camphre. Il replace les flacons sur les étagères et arrange sur le comptoir les boites de pastilles à la sève de pin destinées à adoucir les gorges irritées de ses clients, peu habitués à goûter la fraîcheur et l’humidité des soirées en bord de Sioule. Il faudra qu’il rappelle à Eugénie, La Donneuse d’Eau des Grands Bains que les prescriptions doivent être respectées à la lettre afin d’éviter les troubles digestifs qui gâchent invariablement les soins des curistes trop zélés. Il appelle son commis afin de lui faire porter les verres nécessaires à la cure que les visiteurs recevront dès leur arrivée dans de petites sacoches d’osier.

Il ne peut s’empêcher de penser à la douceur d’Eugénie, toujours avenante auprès des curistes parfois désemparés.
Elle reprend avec constance les ordonnances, fait patienter les grincheux et sa fraîcheur en chemin en séduit plus d’un.
Mais trêve de rêverie, le devoir l’appelle, il faut qu’il pense à faire venir la Blanche, de nombreuses plantes médicinales manquent encore pour les macérats et les potions et cette guérisseuse un peu sauvage sait comme personne dénicher les champs et les fossés où poussent aigremoine et coquelicots. Elle traîne d’ailleurs dans son sillage les senteurs vertes des orties et des serpolets foulés aux pieds lors de ses cueillettes, ce qui lui vaut des bas de jupons toujours souillés de chlorophylle .

Voilà maintenant la femme du médecin thermal accompagnée de sa nurse et de son fils Alphonse, un Angelot joufflu mais pâle dont la constitution s’améliore chaque jour au grand air des Combrailles . Vêtu de dentelles blanches, fleurant bon le propre et la lessive, le chérubin au visage doux gazouille dans les bras de sa nourrice pendant que Madame s’attarde entre les rayons, à la recherche de produits spéciaux et de son eau de toilette parisienne.

Et quand la porte de l’officine s’ouvre à la volée, c’est pour laisser place à une créature exotique et haute en couleurs qui fait plisser le nez de Madame la Docteur. Zélie, L’Orientale, brune et fière, est précédée dans la pièce de son parfum enivrant et épicé aux accents de patchouli et de bergamote.
La boutique s’emplit de ces senteurs lointaines d’agrumes et de comptoirs coloniaux et l’altière Mauresque fait un choix rapide parmi les produits proposés avant de s’en retourner poser pour le peintre local, trop heureux de pouvoir faire le portrait de cette Odalisque au visage ambré et aux tenues flottantes.

La porte se referme sur elle, abandonnant les occupants de la pharmacie à la pénombre et à leurs réflexions sur ces territoires vastes et vierges qui s’étendent au large des frontières nationales, bien au-delà de leur vallée abritée et des contreforts du Massif Central qui enserrent leurs Combrailles en des replis sauvages, loin, bien loin du fourmillement du monde qui s’éveille à la modernité en ce début de siècle.